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19-05-2011 | SANTE

AMA - Lutte antidopage - une plus grande coopération

L’AMA a présenté des lignes directrices visant à favoriser la coopération entre les organisations antidopage (OAD) et les autorités chargées de l’application des lois.

Les Lignes directrices pour la coordination des enquêtes et le partage d’informations et de preuves antidopage ont été présentées au Comité exécutif et au Conseil de fondation dans le cadre de leurs réunions respectives, les 14 et 15 mai 2011.

« Depuis un certain temps, nous affirmons que les contrôles à eux seuls ne suffisent pas pour lutter efficacement contre le dopage dans le sport, et que les OAD doivent établir des relations avec les autorités chargées de l’application des lois partout dans le monde », affirme John Fahey, président de l’AMA.

« Ce document ne constitue pas un modèle de bonnes pratiques ni un volet du programme mondial antidopage. Il est conçu pour proposer à toute organisation antidopage une manière appropriée d’établir des ponts avec les autorités concernées et d’entretenir avec celles-ci des relations efficaces. En d’autres mots, il regroupe des lignes directrices à ce chapitre. »

Le document est le fruit d’une série de symposiums sur les enquêtes visant à dégager et à instaurer un terrain d’entente pour le partage de l’information entre les autorités chargées de l’application des lois financées par les gouvernements et les organisations antidopage.

Le premier symposium à cet égard a été organisé par le Comité olympique des États-Unis et l’Agence antidopage des États-Unis, à Colorado Springs. D’autres rencontres ont suivi : une à Londres, organisée par l’Agence antidopage du Royaume-Uni et une autre à Sydney, organisée par le gouvernement australien et l’Agence antidopage d’Australie.

Le document, qui regroupe des études de cas mettant en évidence les avantages d’une collaboration multiorganisations, a été finalisé lors du symposium de Sydney à la fin d’avril 2011.

On y trouve les études de cas fondées sur l’étroite collaboration entre l’AMA, le Comité international olympique et la police italienne qui a mené à la saisie de matériel de dopage lors des Jeux olympiques d’hiver de Turin. Une telle collaboration est également à l’origine de l’impact indéniable de l’affaire BALCO aux États-Unis qui a entraîné le renforcement des lignes directrices pour l’imposition de sanctions liées au trafic de stéroïdes anabolisants.

« Nous aidons les OAD à mieux arrimer les pouvoirs des autorités publiques à la lutte contre le dopage dans le sport. Il est évident que toutes les violations des règles antidopage ne sont pas à caractère analytique et que bon nombre de contrevenants ne sont pas assujettis aux instances juridiques du milieu sportif », ajoute M. Fahey.

« Il est dans l’intérêt de tous de s’assurer que les lois nationales en matière de lutte contre le dopage chapeautent toutes les substances dopantes et que tout obstacle de nature juridique empêchant le partage d’informations soit éliminé. »

 



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