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14-01-2011 | POLITIQUE


Claude Comet ne siégera pas au GIP.

Claude COMET, en charge de la montagne et du tourisme à la Région, et d'autres conseillers régionaux écologistes ont tenu une conférence de presse hier à propos du Groupement d'intérêt public "Annecy 2018".

Claude COMET qui était pressentie pour y siéger dans la délégation de la Région Rhône Alpes, a annoncé qu'elle n'y siégerait pas pour protester notamment contre l'absence de précision dans le dossier de candidature des mesures de compensation que la Région avait votées dans sa délibération d'adhésion au GIP, mais aussi en critique de la nomination de l'homme d'affaires Charles BEIGBEDER à la présidence, sans aucune concertation ni avec la Région, ni avec la Ville d'ANNECY.

 
Le meme jour, la FRAPNA  publie  un communiqué de presse reproduis ci-dessous.
 
Un vent de misère environnementale souffle sur Annecy 2018 !
 
Le dossier de candidature de la ville d’Annecy aux jeux olympiques d’hiver de 2018 vient d’être déposé officiellement au Comité International Olympique.
 
Sous la pression du CIO, le nombre de sites s’est resserré et par conséquent les impacts environnementaux directs et indirects prévisibles se concentrent désormais sur trois sites majeurs
 
Quel que soit l’avenir de la candidature d’Annecy, ces sites de fort à très fort enjeu environnemental, sont ou seront à brève échéance, l’objet de nouveaux projets d’aménagement dans la foulée du projet « Annecy 2018 ». Afin de réduire l’impact environnemental immédiat et à posteriori de la candidature « Annecy 2018 », la FRAPNA a demandé aux organisateurs la mise en place de mesures d’accompagnement permettant une protection forte des espaces de grande valeur patrimoniale à savoir :

- La plaine du Mont Blanc (ou du Fayet) intégrant les zones agricoles plates des communes de Sallanches, Domancy, Passy et Saint-Gervais. Il s’agit de la dernière coupure d’urbanisation de la vallée de l’Arve et elle présente un enjeu non seulement agricole, mais aussi paysager et biologique irremplaçable (corridor écologique majeur). Elle est aussi sans cesse grignotée par les extensions de zones industrielles.
Une Zone Agricole Protégée nous semble être un outil adapté aux enjeux.
 
- Le Semnoz en dehors des limites du stade de neige. En effet, le Semnoz est un massif périurbain soumis à d’incessantes pressions d’aménagement. Sa protection contractuelle (type Espace Naturel Sensible) ou réglementaire (Réserve Naturelle Régionale ou Arrêté Préfectoral de Protection de Biotope), serait de nature à préserver ce massif et à conserver son caractère d’espace récréatif familial auquel les habitants de la région annécienne sont particulièrement attachés.
 
- Les Combes des Aravis des communes de La Clusaz et du Grand Bornand (de la combe de Bellacha à la combe des Verts incluses) par un classement au titre des sites et paysages (loi de 1930). Ces espaces constituent une véritable épine dorsale paysagère et biologique du sud du département de Haute-Savoie et sont tout aussi emblématiques que le Massif du Mont-Blanc pour la population du département. Ce classement est acté par décision de l’Etat depuis 1982, confirmé à deux reprises en 1985 et 1986 mais jamais mis en œuvre en raison de l’opposition des élus locaux. Il constitue pour nous une mesure essentielle et incontournable afin de préserver ces espaces, sans équivalents, des appétits d’aménagement qui naitront immanquablement au décours de la candidature « Annecy 2018 ». 
 
Seule la mise en œuvre de ces mesures d’accompagnement sous forme de protection forte de ces territoires d’exception, et plus particulièrement des combes des Aravis, aurait rendu crédible l’engagement d’exemplarité environnementale de la candidature « Annecy 2018 » et aurait permis de préserver à long terme ces espaces indispensables au « bon état écologique » du territoire et à la qualité des paysages de notre département. Malheureusement, pour l’heure, la présentation du dossier se contente d’effets d’annonce. Nous dénonçons un exercice de « green-washing » (verdissement) destiné à tromper l’opinion publique. Il ne suffit pas d’annoncer que l’on est exemplaire en termes d’environnement, il faut le prouver aux populations locales par la mise en place de mesures concrètes.
Par ailleurs, la récente nomination à la tête du GIP de l’homme d’affaires Charles Beigbeder, personnage ayant précédemment exprimé ses ambitions politiques, nous fait craindre que cette mission ne serve de support à nourrir son aspiration d’élévation vers les cimes politiques et n’occulte définitivement le volet environnemental « d’Annecy 2018 ».
 

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