7,7 millions de pratiquants de sports d’hiver ont sillonné les pistes françaises en 2008. 140 000 blessés ont été pris en charge par les Médecins de Montagne.
Aussi belle et magique soit-elle avec un attrait et une liberté d’espaces illimités, la montagne reste dangereuse par sa nature changeante et imprévisible. Restons attentifs sur les skis, alliant maîtrise de soi, vigilance des autres et des éléments naturels.
Le tableau noir sur fond blanc
Les chiffres sont là pour ramener à la prudence même si un faible taux d’accidents est constaté en 2008 (2,25 blessés pour 1000 journées/ski). Les entorses (dues à un choc ou à un faux mouvement) représentent 24 % des accidents de sports d’hiver et les lésions tête-tronc, traumatismes crâniens, 19,5 %. Un accident sur 10 est dû à une collision où se constate une augmentation sévère des traumatismes crâniens (7,7%).
Le ski alpin
Le ski alpin recense 75,9 % des accidents (108 431 blessés en ski alpin soit 1,8%). 1/3 des blessés se font une entorse du genou, dont 15 000, une rupture du ligament croisé antérieur. Le risque d’accidents est multiplié par deux pour les débutants et ceux qui se débrouillent (+ de 7 jours de pratique). Les femmes de plus de 25 ans sont aussi exposées (3,5 de plus que les hommes).
Une entorse sur deux est due à une fixation mal réglée. Ajustée faiblement, elle provoque un déchaussement intempestif de la chaussure entraînant une chute du skieur. A l’inverse, une fixation trop serrée ne déclenche pas le déchaussement lors d’un choc.
Le snowboard en ligne de mire
Avec ses 1,4 millions de pratiquants, le snowboard détient le triste record des accidents de glisse (31 000 blessés, soit 21,5 % des accidents).
Les fractures de l’avant-bras et du poignet (25 % des accidents de snowboard) affectent tous les niveaux de pratique. Les débutants se réceptionnent souvent sur le talon de la main, les confirmés se servent de leur poignet comme support pour faire des virages. Seuls 17 % des snowboarders portent des protections de poignets (11 % des snowboarders blessés en étaient munis).
L’attitude des snowboarders est également en cause. Dans les snowparks qui demandent une maîtrise plus importante, le taux de collision est plus important que sur les pistes (1 collision sur 3). En snowpark, le port du casque doit être systématique.
Casque obligatoire pour les enfants :
Le risque de collision s’accroît chez les enfants de moins de 11 ans avec des traumatismes crâniens, des lésions de la face et du crâne parfois graves. Pourtant après avoir équipé de nombreuses petites têtes et prouvé son efficacité, le port du casque stagne à 87 % depuis 2007.
Choisi aéré et léger pour ne pas importuner, il ne gène ni la vue, ni l’audition. Il doit être ajusté convenablement pour ne pas glisser lors des mouvements de tête et attaché. Il divise par 2 le nombre de traumatismes crâniens en cas de collision. Un casque ne protège pas de tout. Il est nécessaire de rester vigilants sur les pistes, casqué ou pas.
Préventions des entorses du genou:
Se préparer physiquement un mois avant le départ en pratiquant un sport régulièrement. A chaque séjour, faire régler les fixations par un professionnel. Elles se règlent suivant le sexe, le poids, la taille de la chaussure et le profil du skieur (âge, condition physique et niveau de ski). Adapter le type de skis à votre niveau de glisse.